dimanche 6 juin 2010

On dirait le sud

Me voici donc de retour au froid. Perth, Etat West Australia, 23 degrés - j'ai froid - 1.4 millions d'habitants - dont ma petite soeur - et un petit séjour qui s'annonce plutôt pas mal. C'était bien au chaud. Mais, le voyageur... Découvrir de nouvelles dimensions, reprendre la route... J'ai fait le tour de Darwin. Il faut partir. J'aurai bien pris la route, 1600km dans le désert, en 10 jours, direction Uluru (Ayer's rock, le gros caillou, au millieu de rien). Mais j'ai quelque chose de mieux qui m'attends.

Donc cette semaine, petites excursions, éventuellement du Surf, et du bon temps à passer avec yon-yon, ou Maz pour les gens d'ici. Ca sera, le w-e prochain, la fin des exas universitaire, donc la noce. Avec des étudiants en médecine, en ce qui me concerne, donc je pense que ca va le faire. Si c'est comme chez nous, les futurs médecins on des capacités à se saouler à mort particulièrement développées.

Ho, et puis y'aura aussi Angéline, qui est ici, que je vais voir. Des retrouvailles. c'est le thème.

Retrouvailles à l'aéroport digne d'un tout bon film, avec une petite course, un gros câlin, pendant que le copain de Mlle sort de la voiture tout sourire, tout heureux de voir son amoureuse comme ça. De mon côté, pas mal d'émotion, j'ai presque failli verser une larme, la gorge était nouées.

On a beau vivre le coeur rempli de pensées pour ceux que l'on aime, on a beau se dire que le plus important, c'est pas de se voir souvent, ou tout le temps, mais la qualité. On se rend vraiment compte qu'une personne vous a manqué lorsqu'on la revoit, pour de vrai. Qu'on la touche, qu'on entend son rire, et qu'on rigole avec. C'est là, à ce moment-là, précis, qu'on sent tout au fond de soi une éruption de bonheur. Ha, tu m'avais manqué, ptite soeur. quand même.

C'est assez cool en fait, parce qu'au fond, on vit très bien sans voir tout le temps les gens qui nous sont chers. Penser à eux, à différents moments, à des occasions précises, c'est une manière d'être avec, et de se réchauffer le coeur. Mais on ne peut pas, fondamentalement, passer tout son temps avec les être chers. Sauf si cette personne et l'âme soeur, bien entendu. Alors là ça srait con de s'en passer. Chacun, ma fois, fait son bonhomme de chemin. Prendre ses libertés, se détacher, partir en Australie. Tomber amoureux. Aller voir ailleurs s'y j'y suis. Le temps passe. Les jours et les semaines. Revoir les copains, les amis. Entre nous, rien n'a changé. On parle de ce qu'il s'est passé ces temps-ci, on est heureux de revoir quelqu'un qu'on aime, de l'écouter, de lui parler, de partager ce plaisir des retrouvailles, et se rendre compte combien l'autre va bien.

Terriblement banales, ces constatations, vous me direz. Pourtant, je crois bien que c'est le fondement de toute relation "vraie".

Bon, je vais me réchauffer avec un café. Brrrr.

See ya mates, and... you know

2 commentaires:

  1. t'as réussi à me faire verser un larme frangin... c'est beau ce que tu écris là. bisous Anaïs

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  2. Je t'assure, c'est pas le but!
    Fab

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