samedi 26 juin 2010

Apprendre, toujours.

Ainsi donc...
L'envie me prend de partager ce que j'ai appris de mon séjour à Bali. Il y a tout d'abord la conduite à moto, et puis le surf et le kite, et finalement, l'océan.

Le guide disait donc que c'est une entreprise suicidaire que de circuler à moto dans Bali. C'est vrai qu'au niveau deux-roues, les bonnes fées ne semblent pas s'être penchées sur mon berceau. Rien ne me prédisposais donc a conduire ici. Malgré tout, je me suis lance. Pas si dangereux après tout. Même si hier une dame a passe sous un camion (s'en est tirée sans bobo je vous rassure), et qu'il y a pas plus tard que dix minutes s'est une moto qui s'encastrait dans une voiture. Les deux fois devant mes yeux. Ici, au volant, c'est spécial : tu circules normalement, et tu dois penser au mec devant toi, et aux véhicules parques un peu au hasard au bord de la route, nécessitant un évitement. En face c'est pareil. Donc bon, tu roules, en face arrive une voiture, une moto, ou un camion. Anticiper, voir la trajectoire. Ça passe. En général. Je crois qu'un stage de conduite ici peut te préparer a a peu près tout!!!

Il y a aussi le kite, le surf. La différence, avec l'eau, c'est quand tu tombes. Premièrement ca fait pas mal, mais surtout, tu coules. Pas que le surf soit difficile. Tout le monde est capable, en une petite heure, de tenir sur la planche. Debout je précise. Mais si chez nous on a le télésiège, et toute une piste pour tomber et se relever, en surf y a qu'une chance. Et si tu tombes, alors tu rame, la galère. C'est ce qui rend ce sport beau. Une vague, une chance. Le kite pareil, sauf qu'en plus de l'eau y a le vent. Bosser, tomber, ramer. Se décourager, avoir mal, crocher. S'énerver, perseverer. Et, finalement, y arriver. Ça dure peut être 5 seconde. peut être 10. Mais ces secondes la, valent tout l'or du monde : j'y suis arrivé. Mais je suis retombé juste après. On continue. C'est la beauté de l'apprentissage, accepter qu'on ne sait pas, qu'on doit faire profil-bas, et bosser.

Et l'océan. L'océan, c'est la montagne. Majestueux, tranquille, il inspire le respect. C'est l'evasion, la grandeur. C'est aussi la mort. Une bête sauvage, impétueuse, qui sommeille, prête a happer celui qui ne respectera pas ses regles. La montagne a ses avalanches, l'océan ses vagues. D'une beauté indescriptible, d'une force inouïe. J'ai essayé de jouer au malin, aller vers les groooooosses vagues. Petit pretentieux. Au moment ou l'océan referme sa mâchoire d'eau et de sable sur toi, t'entrainant dans un tourment infini, tu penses à beaucoup de chose. Surtout une : ho putain, je vais pas en sortir vivant. La machine à laver, mode essorage. Avec le sable en plus. Tiraille dans tous les sens, propulsé au fond. Le choc. Lourd. La tête dans le sable (heureusement pas des cailloux). Tu es au fond, et s'est pas fini, car la machine t'emporte encore un moment pour d'interminables seconde. tu rêves de surface, d'oxygene, et quand tu y parviens, la petite sœur en remet une couche. Puis le calme. C'est passe. Le surf, qui ne coule pas, est ton assurance vie. Après ça, j'avoue que j'ai du aller me reposer quelque instants sur la rive.

Ça a du durer quelques secondes. Les pires de ta vie. Tout comme la prenier sortie de l'eau en kite, tout comme la premiere vague en surf. quelques seconde qui symbolisent un bonheur intense. Ou une peur panique. Ou un motard contre une voiture.

J'ai teste les trois pour vous. En conclusion, si parfois la vie nous impose de bons ou de sales moment, il tient à chacun de nous de les apprécier pour tous ce qu'ils nous apportent. Vivre chaque moment au maximum, chaque seconde, du mieux possible. Cueillir le jour, et apprécier les bons moments. Ils existent, parce qu'il y en a des mauvais.

Et vice-versa. Surtout, vice-versa.

See ya mates (very soon), and take care.

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